La chimie de l’amour
Après lecture détaillée du papier, je reviens vous soumettre une description de leur travail. Je vais essayer d’être le plus neutre possible afin que vous puissiez vous faire un avis personnel.
L’article est publié dans Psychoneuroendocrinology, pour l’édition du mois de novembre 2005. L’abstract est ici
L’article est plutôt bien ecrit, je trouve, et se lit tout seul.
Ils ont selectionné 3 groupes de patients. Il s’agit uniquements de femmes.
Le premier groupe correspond à des personnes amoureuses depuis moins de 6 mois. Pour être sûr de ce qu’il faisait, ils ont discuté avec chacune des personnes, en posant un ensemble de questions types qui leur a permit “plus ou moins” de quantifier l’importance de l’état amoureux. De cette manière, ils ont selectionner les personnes profondément éprises.
Le second groupe concerne des personnes vivant en couple depuis plusieurs années.
Le troisième groupe est constitué de célibataires.
A partir de là , ils ont fait des analyses sanguines précises sur chaque personne. Le résultat est que seul les personnes amoureuses depuis peu, présentent un taux environ 50% plus élevé en NGF. Le NGF ou Nerve Growth Factor est un facteur connu pour provoquer la croissance des neurones, le developpement des synapses. Ce dernier est une neurohormone qui est capable de moduler l’activité du cerveau.
Un autre point est que ce taux elevé ne se maintient que peu de temps. Un an après le début de la relation amoureuse, toutes les personnes retrouve un taux normal en NGF.
Selon leur article, cette augmentation ne serait pas une simple conséquence d’un état de stress plus important mais bien lié à l’etat amoureux seul. Ils citent d’autres articles pour appuyer ce point.
Ils concluent très diplomatiquement sur les faiblesses possibles de leur travail.
Tags: Science
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