Etude de cas : le vélo parisien

En ces temps d’inquiétudes psychologiques et de réchauffement climatique, le vélo est devenu une réalité parisienne qu’il est désormais impossible d’ignorer. Le mois de novembre a beau être écoulé, les jupes plissés sont bien plus nombreuses à pédaler que l’année passée.
Le vélo a envahi nos routes mais aussi nos trottoirs. Léger et maniables, il n’est plus nécessaire de chercher une place pendant une éternité pour garer son vélo.
Il se décline en de nombreux spécimens qui révèle, à l’oeil de l’attentif, des multitudes de personnalités, d’habitudes et d’usages. Plus encore, le vélo occupe l’espace public et devient un véritable lieu d’expression et de créativité.
Essayons de dégager quelques profils types.

  • Le premier de ces vélos est un parfait exemple du vélo moyen parisien. De type citadins, attaché à une entrée de métro, équipé en garde-boue et dynamo, il est utilisé tous les jours. Le soin apporté au vélo et la forme du cadre indique qu’il s’agit vraisemblablement d’une femme, les hommes étant le plus souvent sur des VTT ou des vélos de courses.

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Il est relativement aisé de savoir depuis combien de temps un cycliste arpente les rues parisiennes. L’expérimenté a vu son vélo volé ou dépecé plusieurs fois et a réagit en conséquence. Appliqué la datation suivante et vous serez fixé:

  • Vélo sans selle = 1 an d’expérience. Ce cycliste se rendra vite compte qu’il y a bien d’autres choses qui peuvent être volés, lui amenant à revoir sa politique. On ne peut pas lui en vouloir, c’est un reflexe bien naturel. Le plus souvent, simplement changé le système de fixation rapide est bien plus efficace. Un de mes amis a vus l’attache rapide de sa roue volée (et non la roue! oui, aussi étrange que cela puisse paraître.)

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  • Vélo muni de 2 cadenas = 2 ans d’expérience. C’est probablement son deuxième vélo. Il a décidé d’investir pour garder le vélo sur le long terme. C’est la moyenne dans la capitale. Un seul cadenas est un véritable suicide financier, vous l’apprendrez bien vite.

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  • Vélo muni de 3 cadenas = 4 ans d’expérience. Remarquez comment les 2 roues plus le cadre sont attachés. Cet homme sait ce qu’il fait. L’encombrement du vélo en cadenas est maximal. Vous pouvez remarquez cependant que c’est un sportif, il n’est ni equipé de garde-boue ou de porte bagage. J’imagine qu’il transporte ces cadenas dans un sac à dos dédié à cela.

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  • Vélo peinturlurés = 6 ans d’expérience. Après avoir perdu sons vélo muni de 3 cadenas, il a décidé de passer à l’action et de sacrifier l’esthétique au pragmatisme. Le résultat est efficace: il est repassé à un cadenas. Grave erreur, il a oublié de peindre les roues.

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  • Vélo dépecé = 8 ans d’expérience. C’est le spectre qui hantent chacun de nous. La réaction est immédiate: il prend le métro pendant 2 ans, dégoutté.

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  • Après de nombreuses années de pratique, il a décidé de limiter au maximum sa présence sur les trottoirs. Voici un des rares représentants des vélos pliables.

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Je vous présenterai une prochaine fois, comment le vélo peut être un véritable espace de créativité. Si vous rencontrez un des ces témoins de la vie artistiques du bitume, n’hésitez à m’envoyez une photo.

6 Responses to “ Etude de cas : le vélo parisien ”

  1. zoom.photos Says:

    Sympa ton étude cas et totalement véridique !!!
    MDR.

  2. Champi Says:

    Il te manque le 4 mois(/jours) d’exp,
    sérieux je suis à Bordeaux où le vol de vélo est gigantesque, et nombre de nos concitoyens sont fiert d’avoir des roues avec clés papillons, comme ça quand ils crèvent pas besoin de pince pour changer la roue….

    Oui mais bon, il faut attacher le cadre avec la roue…
    Sinon, du vélo il ne reste que la roue

  3. El Manu Says:

    excellente étude!

  4. thierry Says:

    c’est totalement faux : celui à 2 cadenas a attaché aussi bien les roues que le cadres… il a donc beaucoup plus réfléchis que le gars “3 cadenas”. Je pense que l’explication est plutot que le gars “3 cadenas” n’utilise pas son vélo. D’ailleurs, il n’a pas de garde-boue, de porte-bagage.
    Moi, qui suis l’ami à qui on a volé l’attache rapide, je peux vous dire du haut de mes 15 ans d’expériences, que 2 U, et une utilisation intensive (pour ne pas le laisser toujours au même endroit) est bien meilleur. La peinture, c’est pas si bon que ça, on m’a également volé un vélo “bombé tout rouge à la main”, 2 semaines après que je l’ai colorié…

  5. namron Says:

    salut
    moi je suis de paris, et mon vélo accroché avec 2 antivol a tenu 4/5 mois
    j’en ai racheté un, il est toujours attaché avec 2 antivol plus costeau
    la seul difference c’est que maintenant je l’attache roue arriere-cadre-poteau et roue avant-cadre-poteau
    ca fait deja presque 6 mois que je l’ai, je touche du bois
    a+

  6. vol vélo Says:

    Excellent. Effectivement entre le vol de vélo et le cassage de bicyclette à Paris c’est pas facile d’être cycliste.

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