La délocalisation sur Internet
Je tiens à vous prévenir, je risque de surprendre quelques personnes car je vais tenir un discours qui n’est pas du tout dans mon ton habituel. Je suis un homme digital avant tout qui aime à penser qu’il regarde vers l’avenir. Mon rêve à moi serait de me débarasser de tout ces objets qui encombrent mes déménagements et de tout compresser dans un disque dur. Adieux papiers, cd, et crayons aurait été mes mots clés des dernières années.
Cependant, les evenements qui m’ont affectés ces derniers temps m’ont amené à prendre du recul.
Lorsque vous achetez un objet ou un service, il est presque impossible, aujourd’hui, d’echapper à la case INTERNET. C’est un modèle qui tends à se généraliser pour la bonne et simple raison que, pour l’entreprise, les coûts sont plus maitrisables, et surtout elle n’a plus besoin de financer de véritables magasins en centre-ville.
Les fournisseurs d’accès à Internet ou en telephone mobile sont, dans ce domaine, les plus en avance. TOUT s’y passe en ligne.
L’administration, les supermarchés, les banques, etc, ils vont tous têtes baissées dans cette direction: la DELOCALISATION SUR INTERNET.
Bien sûr, l’utilisateur, au premier regard, voit tout ça d’un bon oeil: tout lui est accessible, en quelques clics, sur son ecran d’ordinateur.
Mais le danger, et c’est mes experiences récentes qui me l’ont rappelés, c’est que si quelque-chose ne fonctionne plus, tout est plus compliqué!
Parce que tout simplement, quand ça ne marche pas, il faut un contact humain, quelqu’un qui comprenne vos problèmes et essaie de les résoudre. Mais pour ça, ce dont nous avons besoin n’est pas d’une ligne telephonique d’assistance, mais d’un endroit physique où aller, pouvoir amener son objet defectueux, établir un rapport de confiance entre le vendeur et l’acheteur.
Car actuellement, en cas de soucis, vous entrez en contact avec une personne qui :
-Dans le pire des cas pense que c’est votre faute que cela ne marche pas (normal, à force de traiter 200 problèmes par jour au téléphone, on finit par saturer)
-Dans le meilleurs des cas, comprends la moitié du problème, parce que justement, elle n’a pas eu le contact PHYSIQUE avec la source du problème.
De plus les delais de livraison-reception font que tout va plus lentement, alors que justement on pensait qu’une telle technologie permettrait d’aller plus vite.
Alors devrions-nous revenir, ne serait-ce qu’un tout petit peu, en arrière, tenter de trouver un juste milieu entre le tout internet et un système plus à l’ancienne, qui privilégie les rapports humains?
Car le risque est grand de perdre notre humanité à tout numériser.
décembre 6th, 200612:36 at
Travaillant dans le domaine informatique, mais tout en entretenant un esprit ouvert grâce à la photo, je suis assez intéressé par cette question. Je n’ai pas de réponse définitive. Le paradoxe entre un univers numérique ouvert sur toute la planète mais perdant en même temps son côté humain du contact avec son voisin me gêne autant que vous et me pose problème.
janvier 2nd, 200718:07 at
La “délocalisation totale sur internet” n’est pas possible. Le ministre de l’emploi M Borlo l’a bien compris, à l’avenir, les emplois de “service à la personne” vont se multiplier. Et celà comprend également le dépanneur informatique qui se déplacera chez vous pour réparer le problème qui vous rend la vie impossible.
Et même avec l’accroissement de l’importance des chats et des blogs, les “bonnes vieilles conversation de comptoir” sont toujours existantes et ne disparaitront jamais (peut-être au XXII ième siècle).
Tiens, justement, mon amie Maïa vient de m’appeler pour que je passe la voir, elle et son nouveau né (pourquoi on ne dit pas “sa nouvelle née” ?). Et je vais me décrocher d’internet pour un contact très humain …..